Allemagne : Merkel condamne le meurtre «horrible» d’un employé par un client refusant le masque

La chancelière allemande Angela Merkel a condamné le meurtre «horrible» d’un employé d’une station-service par un client qui refusait de porter un masque anti-Covid, a déclaré ce 22 septembre sa porte-parole, Ulrike Demmer.

«Le gouvernement condamne ce meurtre ciblé dans les termes les plus forts», a déclaré la porte-parole lors d’une conférence de presse, dénonçant «une violence qui laisse sans voix».

Le meurtre qui suscite l’émoi dans tout le pays remonte au 18 septembre. Un client d’une station-service s’est vu refuser l’achat de bières par l’employé de caisse au motif qu’il ne portait pas le masque pourtant obligatoire dans l’établissement, comme le rapporte le quotidien La Dépêche. Irrité, l’homme a alors quitté la station-service avant de revenir peu de temps après. Au moment où l’employé lui a à nouveau demandé de porter le masque, il a sorti un révolver de sa poche et tiré à bout portant sur le jeune homme de 20 ans qui est mort sur le coup. 

Le suspect de 49 ans s’est rendu à la police le lendemain. Pour expliquer son geste, il a affirmé qu’il se sentait «acculé» par les mesures contre le Covid-19 qu’il perçoit comme une «atteinte croissante à ses droits». Selon lui, il n’avait alors vu «aucune autre issue».

La classe politique allemande sous le choc

Le candidat social-démocrate (SPD) à la chancellerie, Olaf Scholz, s’est dit sur Twitter «très choqué que quelqu’un ait été tué parce qu’il voulait se protéger et protéger les autres».

«En tant que société, nous devons nous opposer résolument à la haine. L’auteur de l’infraction doit être sévèrement puni», a ajouté le candidat à la succession d’Angela Merkel.

La ministre de la Justice, Christine Lambrecht, a quant à elle parlé d’un acte «scandaleux et dégoûtant». «Je suis choquée par le terrible meurtre d’un jeune homme qui ne demandait qu’à suivre les règles en vigueur, à être prudent et à faire preuve de solidarité», a de son côté dénoncé la candidate écologiste, Annalena Baerbock.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a souligné lors d’une conférence de presse que le meurtre semblait être un «cas isolé» et que le mouvement des opposants au masque avait perdu de son ampleur avec l’assouplissement des restrictions mises en place dans le pays, au fur et à mesure que la vaccination progressait.

Parallèlement, il a reconnu que «certains acteurs» de cette mouvance semblaient s’être radicalisés via des groupes de messagerie, ce qui aurait été le cas de l’auteur présumé du meurtre, selon des médias.

Le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, avait déjà mis en cause les «Querdenker» – mouvement opposé entre autres aux mesures de confinement et comptant dans ses rangs de nombreux militants anti-vaccination –, déplorant que «la haine et le harcèlement […] tuent des gens».

Le ministre de la Santé, Jens Spahn, a pour sa part estimé ce 22 septembre qu’il faillait «dire non de façon claire et résolue à toute forme d’extrémisme liée à la pandémie», lors d’une conférence de presse distincte.

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