L’Ukraine écarte l’Écosse et peut rêver du Qatar

L’équipe de soccer d’Ukraine a offert une petite bouffée d’espoir à son pays en guerre en battant l’Écosse (3-1) mercredi en demi-finale des barrages pour la Coupe du monde de soccer 2022.

Les jaunes et bleu ne sont plus qu’à 90 minutes, ou plus s’il y a une prolongation, voire des tirs au but, du Qatar, mais il faudra, pour s’y rendre, battre le pays de Galles à Cardiff, dimanche.

Sur ce qu’on a vu à l’Hampden Park de Glasgow, il y a des raisons d’y croire, tant les Ukrainiens ont semblé supérieurs à des Écossais globalement passés à côté de ce grand rendez-vous, malgré un but qui leur a redonné espoir à 10 minutes de la fin.

L’émotion avait déjà été palpable lors des conférences de presse d’avant-match, mardi, à l’image des larmes du latéral de Manchester City, Oleksander Zinchenko.

L’hymne ukrainien, juste avant le coup d’envoi, avait donné le ton d’une soirée forcément à part. Enveloppés dans le drapeau de leur pays, les joueurs ukrainiens avaient chanté de tout leur cœur, accompagnés par de nombreux supporters dans les tribunes dont beaucoup agitaient des drapeaux ou des pancartes appelant à la paix.

Mais une fois le coup d’envoi donné, les joueurs d’Oleksandr Petrakov ont pourtant bien eu la tête au terrain, alors que leurs adversaires ont semblé paralysés par l’enjeu.

Après plusieurs parades héroïques de Craig Gordon, les Ukrainiens ont logiquement ouvert le score par Andriy Yarmolenko, parti à la limite du hors-jeu.

Les Ukrainiens réalistes

L’attaquant laissé libre par West Ham il y a quelques jours, à la fin de son contrat, a parfaitement contrôlé le ballon à l’entrée de la surface et magnifiquement dosé son lob au-dessus du portier pour refroidir l’Hampden Park (0-1, 33e).

Au retour des vestiaires, on attendait la réaction des locaux qui avaient promis de ne pas se laisser ramollir par leur empathie envers la situation de leurs hôtes.

Mais ce sont les Ukrainiens qui ont enfoncé le clou, Roman Yaremchuk reprenant habilement de la tête un centre pour doubler la mise (0-2, 49e).

Les Écossais ont fini par se rebeller, mais trop maladroitement.

John McGinn a inexplicablement raté le cadre sur une tête à 6 mètres, avant de voir sa reprise contrée, après une première frappe de Che Adams repoussée par Georgi Bushchan (76e).

Le même Bushchan n’a pas été exempt de tout reproche en ayant la main pas très ferme sur une frappe de Conor McGregor qui a un temps ranimé l’espoir des Écossais (1-2, 79e).

Mais les assauts désespérés sur le but des Ukrainiens, lors des dernières minutes, ont été bien trop désordonnés et sont restés globalement peu dangereux.

Après avoir mal négocié quelques contres prometteurs, les Ukrainiens ont fini par tuer le match grâce à Artem Dovbyk, parti à la limite du hors-jeu pour clore la marque (1-3, 90+4).

Les Écossais vont voir se prolonger de quatre ans leur attente depuis leur dernier Mondial en 1998, alors qu’au cœur de la guerre contre les envahisseurs russes, les Ukrainiens se sont offert une nouvelle petite étincelle d’espoir et de rêve, dans quatre jours, à Cardiff.

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