Luc Wiseman plaide coupable à une accusation d’attouchements sexuels sur une mineure

Le producteur et ancien président d’Avanti Groupe, Luc Wiseman, a plaidé coupable, jeudi, à une accusation d’attouchements sexuels sur une personne mineure.

L’homme de 65 ans a renoncé à son enquête préliminaire, qui devait à l’origine s’étaler sur deux jours, au palais de justice de Montréal.

« Vous comprenez qu’il n’y aura pas de procès ? » a demandé le juge Pierre Labelle, de la Cour du Québec. « Absolument, Monsieur le juge », a répondu Wiseman.

Arrêté en mai 2021, Luc Wiseman faisait face à cinq chefs d’accusation, dont agression sexuelle, contacts sexuels et voies de fait sur une personne âgée de moins de 16 ans.

Deux de ces accusations ont été abandonnées, et Wiseman a été acquitté des accusations de production et de possession de pornographie juvénile.
 

Luc Wiseman était le président et propriétaire de la maison de production Avanti Groupe, qui produit notamment la populaire émission Tout le monde en parle et dans le passé, des succès comme La petite vie.

Il a quitté ses fonctions en raison des accusations portées contre lui.
 

Jeudi, la poursuite et la défense ont proposé de façon commune une peine de prison ferme de deux ans moins un jour, en plus d’une période de probation de trois ans.

La procureure de la Couronne, Me Annabelle Sheppard, a souligné que la plaignante vivait encore des répercussions graves d’ordre émotif, physique et économique.

« Je ne comprenais pas pourquoi il me touchait au niveau de mes parties intimes », a écrit la victime, qui ne peut être identifiée, dans une lettre lue par Me Sheppard.

Avec son plaidoyer de culpabilité, Luc Wiseman aura évité à la plaignante de témoigner. Il s’est adressé à la cour d’une petite voix : « Je voudrais […] dire à quel point je regrette les gestes que j’ai commis », a-t-il déclaré.

« Je sais que ce sont des gestes qui sont répréhensibles. J’espère de tout coeur que [la victime] puisse avoir tout le support nécessaire […] pour l’aider à passer à travers cette épreuve-là », a-t-il ajouté.

L’avocat de Luc Wiseman, Me Alexandre Bien-Aimé, a pour sa part parlé d’un risque de récidive très faible ; son client a entrepris une thérapie avec un sexologue et se concentre sur sa réhabilitation.

Le juge Labelle prononcera la peine le 26 août prochain, à 14 h.

S’il accède à la demande des partis, le juge ordonnera également l’inscription du nom de Luc Wiseman au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.

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