Legault juge «acceptable» le niveau de risque engendré par les émissions d’arsenic de la fonderie Horne

Le chef caquiste François Legault s’est contenté jeudi de déclarer que le niveau de risque engendré par les émissions d’arsenic de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda est acceptable, quatre jours après avoir affirmé que la situation était sécuritaire.

M. Legault avait déclaré mercredi que certains dramatisaient les risques pour la santé des rejets de la fonderie Horne, qui bénéficie d’une permission spéciale lui permettant d’excéder les normes québécoises.

Dimanche, à l’émission Tout le monde en parle, le chef caquiste avait déclaré que la situation était sécuritaire, à la suite d’un engagement de l’entreprise à réduire ses émissions sans toutefois les abaisser au niveau de la norme.

Dans une entrevue à Radio-Canada jeudi, M. Legault n’a pas répété le mot sécuritaire.

« La santé publique dit qu’à 15 ng [par mètre cube] ce n’est pas idéal, mais il y a des risques minimes, a-t-il dit. Maintenant c’est aux citoyens de trancher. »

M. Legault a affirmé que l’idéal serait d’atteindre la norme provinciale de 3 ng / m3.

Quelques flèches à QS

M. Legault a décoché quelques flèches à son adversaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. Il l’a accusé de vouloir fermer l’installation si elle ne respectait pas les normes.

La Coalition avenir Québec présente un ex-libéral, Daniel Bernard, comme candidat dans Rouyn-Noranda — Témiscamingue. M. Bernard a un long parcours dans le secteur minier.

Dimanche, M. Legault avait souligné que la fonderie Horne, qui appartient au conglomérat Glencore, compte 650 employés bien payés.

« C’est aux gens de Rouyn-Noranda [de] décider s’ils veulent ou non que l’entreprise reste ouverte. La Santé publique dit que c’est sécuritaire », avait lancé François Legault pour se défendre.

Trois médecins membres de l’Initiative médicale pour une action contre la toxicité environnementale ont ensuite reproché à M. Legault d’avoir minimisé l’impact des émissions.

Jeudi, M. Legault a minimisé leurs critiques. Il les a associés à un groupe de pression.

Le chef caquiste a semblé agacé par les questions sur la fonderie Horne, durant l’entrevue. Il s’en est pris à l’animateur, qu’il a associé à ses adversaires.

D’autres détails suivront.

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