Ces Québécois qui soutiennent Trump


Donald Trump veut faire son retour à la Maison-Blanche en 2024, et ça fait réagir. Figure controversée, il mise sur une forte base partisane aux États-Unis…mais aussi, étonnamment, au Québec. Métro est allé rencontrer quelques-uns des Québécois qui se réjouissent à l’idée de son retour.

Un leader inspirant

Le résident de la Rive-Sud Antonio Mastrofrancesco soutient le mouvement Make America Great Again (MAGA) depuis qu’il a vu les célèbres images de Trump qui descend l’escalier mécanique de la Trump Tower pour annoncer sa première campagne présidentielle en 2015.

Son soutien à Trump s’avère pour le moins actif. Sur les réseaux sociaux, il est administrateur du groupe Facebook «MAGA Patriots», qui compte plus de 300 membres et il y publie des nouvelles liées au mouvement MAGA plusieurs fois par jour.

Au Canada, c’est le chef du Parti Populaire du Canada qu’il supporte. «Ici, au Canada, je soutiens Maxime Bernier en raison de son approche sensée et il soutient M. Trump, comme moi», nous dit-il.

Des Québécois se réjouissent du retour de Donald Trump sur les médias sociaux. Crédit: capture d’écran

Son attachement à la droite ne se limite pas au continent américain. Il manifeste aussi, sur les réseaux sociaux, son soutien à Giorgia Meloni, la nouvelle présidente italienne et cheffe d’un parti à l’historique d’extrême droite.

La bonne personne pour l’économie

Le Verdunois Sandor Mezocsati dit soutenir Trump depuis toujours. Il aimait ses idées avant sa même son entrée en politique et il est devenu partisan dès sa première campagne, en 2016. «J’ai regardé sa plateforme et j’ai trouvé qu’il avait de bonnes idées pour l’économie des États-Unis et que ça pouvait impacter positivement le Canada», partage-t-il.

Montréal pourrait bénéficier d’une vision comme celle de Trump pour l’économie, ajoute-t-il.

La manufacture est très mauvaise à Montréal, on avait par exemple une grande industrie textile dans les années 1970 et c’est parti. L’économie va mal, on veut la boomer et penser à notre peuple et y’a rien de mal à ça.
Sandor Mezocsati, partisan montréalais de Donald Trump

D’ailleurs, il a apprécié les campagnes du chef du parti populaire Maxime Bernier au fédéral et de celui des conservateurs, Éric Duhaime, au provincial.

Le milliardaire du peuple

Francis Bernier soutien la candidature de Donald Trump parce que pour lui, le milliardaire de New York City est un homme du peuple et n’est pas un mondialiste. L’ancien président l’a officiellement tonné lors d’un discours à l’Organisation des Nations Unies en 2018.

Trump est un homme du peuple, contrairement à nos supposés leaders. L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, il appartient aux patriotes.
Francis Bernier, partisan québécois de Donald Trump

Mais c’est qui au juste les mondialistes?

Si l’étymologie du terme mondialiste semble simplement faire référence à une personne pour qui les enjeux mondiaux sont d’une certaine importance, le mot est plutôt utilisé de manière péjorative, et ce, depuis sa création. Le politologue français Jean-Yves Camus trace l’historique du terme en écrivant qu’il s’agit d’un «néologisme apparu au début des années 1980 dans les milieux complotistes de l’extrême droite anti-juive pour désigner l’action soi-disant concertée de sociétés secrètes, de groupes d’intérêts économiques ou de lobbies pour arriver à l’instauration d’un gouvernement mondial».
S’il existe une réelle aspiration soi-disant mondialiste chez certaines institutions intergouvernementales, comme l’ONU et chez certains idéologues antiétats, le mot mondialiste, comme le mot woke surutilisé par un bon nombre de chroniques.

Dans les groupes d’extrême droite comme chez les politiciens de droite radicale, l’utilisation du terme mondialiste ou globalist en anglais, est très récurrente, qu’elle soit dite en l’air ou dirigée vers une personne ou une entité politique. Pensons notamment à Le Pen qui parle de Macron, de Trump qui parle de Gary Cohn ou chez nous, Poilievre, le chef du Parti conservateur du Canada, qui critiquait le World Economic Forum.

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Source : Lire l'article complet par Journal Métro

À propos de l'auteur Journal Métro

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